La singularité de Dennis Rodman !

Le documentaire dédié à Michael Jordan qui vient de sortir sur Netflix nous en dit plus sur la personnalité de Dennis Rodman et sur l’importance de la prise en compte de la singularité d’un individu au sein d’un collectif.

Dennis Rodman est un joueur de basket NBA emblématique des années 90. Il peut être qualifié de fou/excentrique en raison de ses coupes de cheveux, de ses tenues vestimentaires, de ses relations tumultueuses avec Madonna et Carmen Electra, etc, mais il assume cette image car il l’a volontairement construite. Ajoutez à cela l’image de bad boy qu’il avait lorsqu’il jouait à Détroit et à San Antonio et il n’en faudra pas plus à Jerry Krause (Manager des Chicago Bulls de l’époque) pour écarter l’idée de le recruter.

Pourtant, Jimmy Stack (Assistant de Jerry Krause) voyait en Dennis Rodman un énorme potentiel. Il a senti, qu’entouré de joueurs comme Michael Jordan et Scottie Pippen ainsi que d’un entraineur comme Phil Jackson, il pourrait s’épanouir et apporter ce qu’il manquait aux Bulls pour remporter à nouveau des titres : l’agressivité (dans le bon sens du terme).

Autrefois adversaire redoutable de Michael Jordan et des Chicago Bulls lorsqu’il jouait à Détroit, Dennis Rodman se retrouve finalement à jouer à leurs côtés. Malgré sa mauvaise réputation, la pression des résultats sportifs et les enjeux financiers, le staff technique et les joueurs lui donnent sa chance. Certes, il avait une vie extra-sportive tumultueuse. Certes, des recadrages étaient parfois nécessaires. Mais tout le monde au sein de l’équipe avait compris que Dennis Rodman était différent, qu’il fonctionnait autrement, et qu’à certains moments il fallait lui lâcher du leste car à côté de ça, c’était un travailleur acharné qui donnait tout pour l’équipe. Sur le terrain, comme à l’entrainement, il se donnait corps et âme… Grâce à l’apport de ses compétences et à sa fougue, les Bulls renoueront avec le succès et gagneront leurs 3 derniers titres de Champion NBA (1996, 1997, 1998). Cependant, il ne faut pas se leurrer. Derrière le succès de cette collaboration se cache un fin management via une mise en confiance, une responsabilisation ainsi que la prise en compte de la singularité de Dennis Rodman…

Le parallèle entre cette histoire et le monde de l’entreprise est simple. Des principes clés du management sont ici mis en avant :

  • communication et écoute authentiques ≠ hypocrisie
  • intégration dans un collectif ≠ exclusion
  • responsabilisation ≠ infantilisation
  • dimension humaine ≠ simple numéro
  • main tendue ≠ dos tourné
  • singularité ≠ standardisation

La période que nous traversons actuellement n’est pas évidente mais elle représente l’occasion de revoir certaines méthodes de management/recrutement pour ainsi (re)partir sur de nouvelles bases…

2 Comments on “La singularité de Dennis Rodman !”

  1. Bravo Guy pour le message que tu délivres au travers d’exemples comme celui-ci, où toute personne peut s’identifier.
    Si seulement, les Rh des grandes entreprises pouvaient prendre exemple sur toi et ta vision des choses.
    Bravo !!!!
    Daniel

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