L’histoire de Kairos Jobs

L’histoire de Kairos Jobs est liée à la-mienne (Guy Grosset). Avant de commencer à développer Kairos Jobs (2017) j’ai eu plusieurs vies professionnelles. Livreur de pizzas, manutentionnaire, opérateur de saisie, employé administratif, téléconseiller, agent d’escale commercial, commis de cuisine, conseiller en banque, chômeur, chargé de recrutement, entrepreneur… extras, intérim, CDD, CDI, contrat de professionnalisation, retour sur les bancs de l’école via un plan de sauvegarde de l’emploi… 100% télétravail, structures de 5, 50, 500, 5000, 50000 collaborateurs… joies intenses, désillusions, doutes, confiance, patience, persévérance… je ne dirais pas que j’ai tout connu car cela serait faux et prétentieux de ma part, mais ce qui est sûr, c’est que mon parcours m’a permis de vivre différentes expériences toutes aussi enrichissantes les unes que les autres. Sans le savoir, j’expérimentais ce qui fait le coeur de mon activité aujourd’hui, à savoir la singularité d’un parcours professionnel, mais ça je le comprendrais plus tard…

Au départ, via Kairos Jobs, je me suis penché sur une solution pouvant apporter plus de visibilité aux profils atypiques et mettre en avant leurs talents sur le marché du travail. Je me suis alors lancé dans la mise en place d’un site de recherche d’emploi pour profils atypiques (kairosjobs.fr). Les retours quant au concept étaient unanimement favorables. Candidats, recruteurs, incubateurs et dirigeants d’entreprise m’encourageaient à développer le concept. Cependant, après plus de 2 ans à tout mettre en oeuvre pour développer l’activité, le constat était sans appel : on t’aime bien, on aime bien ce que tu fais et on trouve ton idée géniale mais pas au point de te confier une mission de recrutement, de payer pour publier une offre d’emploi sur ton site ou d’incuber ton entreprise

Fort de ce constat, en septembre 2019, j’ai deux possibilités : soit je retourne dans un certain confort en signant un CDI et je vois une partie des dettes de Kairos Jobs épongée par le dépôt de bilan ; soit je reste hors de ma zone de confort et me donne une ultime chance de continuer à faire vivre Kairos Jobs en changeant de modèle économique.

unsplash-logoPablo García Saldaña

Je choisis la deuxième option et je deviens alors Chargé de recrutement indépendant. Cette activité me permet non seulement d’élargir mon champ de compétences, d’assainir les comptes de Kairos Jobs et de me verser mon premier salaire, mais aussi de confirmer mon autre constat : il n’y a pas de parcours atypiques, chaque parcours a sa singularité. Le travail d’ouverture quant à la singularité des parcours doit se faire au niveau des esprits et ce bien avant la mise en place de quelconque outil. Sans cette ouverture, la notion de singularité restera une chimère.

Aujourd’hui, Kairos Jobs c’est un site internet qui a pour but de valoriser la singularité de chacun d’entre-nous sur le marché de l’emploi. C’est aussi une entreprise qui, grâce à mon parcours autodidacte, me permet d’officier dans le monde du recrutement et d’intervenir en entreprise en apportant une touche out of the box.

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Guy Grosset

Kairos jobs